vendredi 23 janvier 2015

Il s’est envolé à Dubai pour ses études, mais Nadhir, un jeune Mauricien, se dit berné par une « institution » hôtelière


Il s’est envolé à Dubai pour ses études, mais Nadhir, un jeune Mauricien, se dit berné par une « institution » hôtelière. Au lieu des études, c’est au nettoyage qu’il est affecté. Il est désormais entre les mains de ces personnes et ne peut voyager. Suite à un appel des Casernes centrales, la police de Dubai s’active pour retrouver le jeune homme [Dubaï a été mentionné dans la déposition. Mais, dans le contrat, mention est faite que l’adresse exacte est Fujairah aux Émirats arabes unis, ndlr].

C’est une affaire traitée d’État à État. Nadhir, un jeune de 22 ans, se trouve actuellement dans une «institution» hôtelière à Dubai. Il s’était envolé pour le Golfe le 14 janvier 2011 pour des études en hôtellerie. Depuis, il s’est retrouvé contraint à effectuer des boulots de nettoyage. Il a tenté en vain de rentrer au pays. Sa famille a porté plainte aux Line Barracks pour escroquerie contre l’agent recruteur. La dame concernée exerce dans une agence située à Quatre-Bornes. C’est une annonce dans la presse qui a incité Nazmah, la mère de Nadhir, à consulter cette agence. La dame en question lui a fourni toutes les explications nécessaires sur l’établissement et les frais.



La mère a réglé Rs 178 350 pour les frais d’études, ainsi que Rs 58 000 pour les billets d’avion. La dame lui a précisé que son fils  habiterait une chambre commune avec quatre autres personnes. Toutefois, si elle accepte de payer Rs 15 000 additionnelles plus Rs 5 000 de frais, Nadhir partagera la chambre d’un seul étudiant. Pour le confort de son fils, Nazmah a accepté de payer les frais supplémentaires.

Nadhir s’envolera pour l’Émirat, les rêves d’études pleins la tête. Sur place, c’est à une toute autre réalité qu’il est confronté. Ainsi, sept étudiants partagent la chambre. Le matin, ils se rencontrent en un lieu pour un briefing. Ensuite, ce n’est pas dans une salle de classe qu’ils se rendent, mais au boulot, des outils de nettoyage à la main. Nadhir réclame des explications aux « responsables ». On lui répond que c’est à quoi consistent ses études et que, dans six mois, il serait embauché par l’hôtel. Le jeune homme envoie des clichés de sa situation à Dubai à sa famille.

Sa mère enjoint son fils de prendre un avion et de rentrer à Maurice. Nadhir quitte discrètement son « institution » et se rue à l’aéroport de Dubai, son billet retour en main. À sa grande surprise, les autorités lui expliquent qu’il ne peut voyager en raison de son visa : il a en effet obtenu un visa d’emploi et non un visa d’étudiant. La loi à Dubai exige que l’employeur donne son aval pour que l’employé prenne l’avion. Nadhir eut beau expliquer qu’il n’est qu’un simple étudiant, rien n’y fait.

Le voilà contraint de rebrousser chemin et de réintégrer son « institution ». La famille de Nadhir contacte la dame de l’agence de Quatre-Bornes pour que son fils puisse rentrer au plus vite. Celle-ci explique que Nadhir devra remettre son passeport à un responsable de « l’institution de formation » et payer la somme de 200 dollars pour annuler son visa. Cette démarche devrait prendre une semaine.

L’agent recruteur interpellé
L’oncle du jeune homme appelle un responsable de l’institution et lui réclame des explications. « J’ai insisté auprès de lui que mon neveu devait rentrer au plus vite pour des motifs importants. Mon interlocuteur m’a répondu sèchement : « You should have considered this before sending him here ». Pire, d’autres étudiants ayant appris que Nadhir était en communication avec sa famille à Maurice, ils lui ont demandé d’informer leur famille respective de leur situation. Ils veulent aussi rentrer.

Ce dossier est suivi de près par le commissaire de police Dhun Iswur Rampersad. Il a été référé à la police de Quatre-Bornes. À jeudi après-midi, une équipe de la police est allée interpeller l’agent recruteur à son bureau. Les Casernes centrales ont pris contact avec les autorités de Dubai jeudi après-midi. La famille du jeune homme a été rassurée : la police de Dubai se rendra à l’institution pour retrouver l’étudiant. “On m’a promis que les policiers de Dubai feront le nécessaire pour que Nadhir puisse prendre l’avion pour Maurice au plus vite », nous explique un proche.

L’agent recruteur : « Je n’ai arnaqué personne »
Le Défi Quotidien a contacté la dame de l’agence de recrutement. «Tout a été fait selon les procédures. Je n’ai arnaqué personne. J’ai tout expliqué en détail à Mme Nazmah. La « letter of offer » était très claire. Le directeur de l’institution de Dubai m’a contactée pour m’informer que Nadhir n’était pas un étudiant facile. Il n’a jamais voulu remettre son passeport pour les procédures, même pour une heure. Si un étudiant n’est pas satisfait, il peut rentrer au pays, mais il doit remettre son passeport pour que les autorités annulent son visa d’emploi.

La « letter of offer » indique qu’on lui remboursera son argent, mais il doit payer 200 dollars pour les autres frais. M. Nadhir avait peut-être une image idyllique de Dubai City, mais vous êtes dans un pays du Golfe. Pour rentrer, il faut suivre les procédures. Jeudi c’était demi-journée, vendredi et samedi, ce sont des jours de congé. Ce n’est que la semaine prochaine que les procédures seront enclenchées. Je suis prête à donner tous les détails à la police», affirme la dame.
 
 
Source:ledefi   

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