Il s’est envolé à Dubai pour ses études, mais Nadhir, un jeune
Mauricien, se dit berné par une « institution » hôtelière. Au lieu des
études, c’est au nettoyage qu’il est affecté. Il est désormais entre les
mains de ces personnes et ne peut voyager. Suite à un appel des
Casernes centrales, la police de Dubai s’active pour retrouver le jeune
homme [Dubaï
a été mentionné dans la déposition. Mais, dans le contrat, mention est
faite que l’adresse exacte est Fujairah aux Émirats arabes unis, ndlr].
C’est une affaire traitée d’État à État. Nadhir, un jeune de 22 ans,
se trouve actuellement dans une «institution» hôtelière à Dubai. Il
s’était envolé pour le Golfe le 14 janvier 2011 pour des études en
hôtellerie. Depuis, il s’est retrouvé contraint à effectuer des boulots
de nettoyage. Il a tenté en vain de rentrer au pays. Sa famille a porté
plainte aux Line Barracks pour escroquerie contre l’agent recruteur. La
dame concernée exerce dans une agence située à Quatre-Bornes. C’est une
annonce dans la presse qui a incité Nazmah, la mère de Nadhir, à
consulter cette agence. La dame en question lui a fourni toutes les
explications nécessaires sur l’établissement et les frais.
La mère a réglé Rs 178 350 pour les frais d’études, ainsi que Rs 58 000 pour les billets d’avion. La dame lui a précisé que son fils habiterait une chambre commune avec quatre autres personnes. Toutefois, si elle accepte de payer Rs 15 000 additionnelles plus Rs 5 000 de frais, Nadhir partagera la chambre d’un seul étudiant. Pour le confort de son fils, Nazmah a accepté de payer les frais supplémentaires.

Sa mère enjoint son fils de prendre un avion et de rentrer à Maurice. Nadhir quitte discrètement son « institution » et se rue à l’aéroport de Dubai, son billet retour en main. À sa grande surprise, les autorités lui expliquent qu’il ne peut voyager en raison de son visa : il a en effet obtenu un visa d’emploi et non un visa d’étudiant. La loi à Dubai exige que l’employeur donne son aval pour que l’employé prenne l’avion. Nadhir eut beau expliquer qu’il n’est qu’un simple étudiant, rien n’y fait.

L’agent recruteur interpellé
L’oncle du jeune homme appelle un responsable de l’institution et lui réclame des explications. « J’ai insisté auprès de lui que mon neveu devait rentrer au plus vite pour des motifs importants. Mon interlocuteur m’a répondu sèchement : « You should have considered this before sending him here ». Pire, d’autres étudiants ayant appris que Nadhir était en communication avec sa famille à Maurice, ils lui ont demandé d’informer leur famille respective de leur situation. Ils veulent aussi rentrer.
Ce dossier est suivi de près par le commissaire de police Dhun Iswur Rampersad. Il a été référé à la police de Quatre-Bornes. À jeudi après-midi, une équipe de la police est allée interpeller l’agent recruteur à son bureau. Les Casernes centrales ont pris contact avec les autorités de Dubai jeudi après-midi. La famille du jeune homme a été rassurée : la police de Dubai se rendra à l’institution pour retrouver l’étudiant. “On m’a promis que les policiers de Dubai feront le nécessaire pour que Nadhir puisse prendre l’avion pour Maurice au plus vite », nous explique un proche.
L’agent recruteur : « Je n’ai arnaqué personne »
Le Défi Quotidien a contacté la dame de l’agence de recrutement. «Tout a été fait selon les procédures. Je n’ai arnaqué personne. J’ai tout expliqué en détail à Mme Nazmah. La « letter of offer » était très claire. Le directeur de l’institution de Dubai m’a contactée pour m’informer que Nadhir n’était pas un étudiant facile. Il n’a jamais voulu remettre son passeport pour les procédures, même pour une heure. Si un étudiant n’est pas satisfait, il peut rentrer au pays, mais il doit remettre son passeport pour que les autorités annulent son visa d’emploi.
La « letter of offer » indique qu’on lui remboursera son argent, mais il doit payer 200 dollars pour les autres frais. M. Nadhir avait peut-être une image idyllique de Dubai City, mais vous êtes dans un pays du Golfe. Pour rentrer, il faut suivre les procédures. Jeudi c’était demi-journée, vendredi et samedi, ce sont des jours de congé. Ce n’est que la semaine prochaine que les procédures seront enclenchées. Je suis prête à donner tous les détails à la police», affirme la dame.
Source:ledefi
Enregistrer un commentaire
Laisser vos commentaires ici !!!!!!